Aujourd’hui, ce n’est pas un article de blog comme les autres : j’ai eu envie d’écrire un conte sur la blessure d’abandon. Vous n’avez pas besoin d’avoir vécu un abandon réel pour la ressentir. L’absence physique et affective d’un parent peut suffire à l’activer. Ceci a provoqué une grande peur de la solitude. Une hospitalisation ou un départ inexpliqué en sont parfois l’origine, comme la naissance d’un autre enfant ou le décès d’un proche.

Je vous propose de vous installer confortablement et comme quand vous étiez petit.e écouter l’histoire que je vais vous raconter. Ce n’est pas un conte comme les autres car il contient des messages cachés.

Il était une fois un bucheron et une bucheronne qui avaient une fille et deux garçons. Un soir au moment de s’endormir, la petite fille demanda à sa maman si allait rencontrer le prince charmant.

Sa mère s’approcha de son lit et lui dit gentiment « je vais te raconter une histoire, celle que ma mère m’a racontée lorsque j’avais ton âge :

Il y a très longtemps, au pays des fées, les filles le soir en s’endormant rêvaient de rencontrer leur âme fée.

Je ne sais pas si vous savez mais au pays des fées, on ne dit pas âme soeur ou alter ego mais âme fée.

Dans ce royaume, il existe une école magique où les enfants doivent étudier une matière extraordinaire. Je ne parle pas de français ou de mathématiques, encore moins d’histoire géo ou de physique mais de guérison d’enfance.

Au pays des fées, on ne peut pas imaginer qu’une petite fille sorte de l’école sans ce diplôme. Elle ne pourrait pas être heureuse et rencontrer l’amour. Pour les parents, obtenir ce diplôme est très important, c’est l’avenir de leurs enfants qui est en jeu. Mais les garçons ont aussi des blessures d’enfance un peu comme les humains.

Le premier jour de l’école est le 27 octobre, cette date est très importante pour les enfants car elle marque le début de leur apprentissage.

Toute excitée, la petite fée Ondine rejoint ses camarades à la récréation et commence à jouer au jeu de la communication :

« Quand j’ai raconté à la fée Sajece l’histoire de ma famille, elle m’a expliqué que ma maman est toujours triste. Mon frère est mort dans un accident. Mon papa est parti noyer son chagrin dans les bras d’une autre fée. C’est pour ça que j’ai l’impression que je n’existe pas et que je me sens si seule »

« Moi elle m’a dit que mon papa est handicapé et ma maman passe tout son temps à s’en occuper. Je suis très en colère et je fais des bêtises pour attirer leur attention. Ils disent qu’ils vont me mettre en pension »

« Moi mon père est parti quand ma maman était enceinte et je l’ai toujours vu méfiante et inquiète pour moi. Comme si tous les hommes étaient lâches et allaient me trahir. Je pourrais me dire que tous les hommes vont me tromper ou m’abandonner »

« Moi dans ma famille, on ne montre pas ses sentiments. C’est injuste de tout faire à la maison et être rabaissée et humiliée en permanence alors que mes frères ont tous les droits »

« Moi mon père travaille beaucoup et il n’est jamais là. On ne manque de rien mais moi il me manque beaucoup »

« Moi ma mère me protège tellement que j’ai l’impression qu’elle ne me fait pas confiance. Je me sens toujours nulle et j’abandonne tout ce que je fais. Il faut dire qu’elle a été abandonnée à la naissance »

Un petit garçon s’approcha et dit « moi j’ai eu un grave accident quand j’étais petit et je me suis sentie abandonné par mon frère qui ne m’a pas aidé à sortir de la voiture, il m’a trahi »

Au royaume des fées, les enfants comprennent très tôt le rôle des émotions qui restent coincées dans la tête et dans le corps. Les non dits et les secrets de famille sont remplacés par des elixirs de bien-être et des potions de douceur.

La petite fée Ondine a étudié toute l’année avec le coeur pour faire confiance aux autres et surtout se faire confiance.

Elle a appris à pardonner à ses parents. Quand je dis pardonner, ce n’est pas excuser des choses graves. C’est juste leur rendre leurs souffrances pour arrêter de les porter. C’est s’alléger, se pardonner aussi. Quand on est petit, on se sent souvent coupable de beaucoup de choses.

Le plus dur c’est d’abandonner nos croyances installées depuis longtemps. On s’accroche au passé.
La plupart des gens veulent se séparer de leur blessure d’abandon alors que ce qu’ils redoutent le plus c’est la séparation, laisser, quitter une situation ou une personne.

Une grande peur du rejet accompagne la blessure d’abandon. On se sent abandonné et rejeté au profit d’un frère ou d’une soeur, d’une amie, ou d’une autre femme. La confiance et l’estime de soi sont touchées au plus profond.

Tout d’abord, prendre conscience de nos vieux schémas aide à se libérer. On peut identifier que nos réactions ne sont pas liées à la réalité mais à un scénario du passé.

Dans le livre, les 5 blessures, Lise Bourbeau parle de la blessure d’abandon et du masque du dépendant. Ce besoin de soutien permanent provoque un sentiment de tristesse et de frustration si les autres ne répondent pas ou s’éloignent. Ce qui finit par se produire puisque finalement ce qu’on redoute le plus finit toujours pas arriver.

Quand la douleur est trop intense, consulter un thérapeute aide à exprimer nos peurs.  Oser changer et se libérer de ce statut de victime qui nous enferme, demande du courage et de la détermination.

Au pays des fées, la petite Ondine a fait une place dans son coeur pour accueillir le meilleur dans sa vie. Quand elle se regarde dans le miroir, elle aime son reflet car elle n’a plus besoin de masque. Etre aimée à tout prix par tout le monde est impossible au pays des fées.

La pensée positive aide particulièrement à soigner nos blessures. Bonne lecture et merci pour vos commentaires qui servent à élargir la bulle de bien-être.

Merci de vous abonner à mon blog.

 

 

 

 

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