Tous les jours, nous sommes confrontés à des imprévus, des contrariétés. Vous savez ces petits tracas du quotidien qui nous agacent et perturbent un emploi du temps bien réglé. Connaissez-vous la puissance de l’acceptation ?

Au pays de Oui Oui

Dans l’idéal, je préfère que tout fonctionne selon mes désirs. Si notre vie se déroulait sans encombre, si aucune difficulté ne se présentait, nous ne ferions pas l’expérience de la frustration, de la déception, de la colère.

Bien sûr, il y a des degrés et je ne parle pas ici de l’inacceptable, de la violence ou de toute action qui a des conséquences graves sur soi ou autrui. Je parle des désagréments, des agacements, des tracas du quotidien qui nous font ressentir des émotions inconfortables.

Je prends un exemple, j’ai rendez-vous avec une amie qui annule au dernier moment alors que je me réjouis de la voir ou d’aller au cinéma. J’ai deux solutions, je me mets en mode persécution et me dit qu’elle ne veut pas me voir et que je ne suis rien pour elle, ou bien je profite de ce contretemps pour réfléchir à un plan B au lieu de me morfondre.

Et si c’était l’occasion pour moi de faire quelque chose pour me faire plaisir à la place, lire le livre que je laisse traîner sur la table de nuit depuis 1 mois avec un bon thé et me reposer ou aller marcher dans la nature et m’aérer l’esprit en écoutant les oiseaux au printemps.

Quel avantage à cet état d’esprit ?

Tout d’abord, la situation m’énerve et je me sens mal, un peu triste, un peu déçue. Quand les choses ne se passent pas comme prévu, on en veut à l’autre, au train en retard, à la poste qui n’a pas livré le jour J, à l’erreur de commande.

Quand plusieurs problèmes s’accumulent, on se dit qu’on aurait mieux fait de rester sous la couette.

En général, dès le matin, on se tache au petit déjeuner, on oublie ses clefs ou ses papiers, on renverse le café sur un dossier, on oublie le pressing, on est en retard et on ne trouve pas de place pour se garer …

Les clefs de l’acceptation

Identifier nos émotions

Accepter n’est pas se résigner, ni se soumettre aux aléas de la vie. Je ne prône pas le fatalisme : « C’est comme ça, je n’ai pas de chance, c’est l’histoire de ma vie ».

Accepter c’est d’abord reconnaître que la situation nous bouscule, nous fait nous sentir mal. Je prends l’exemple que je suis en train de vivre pendant que j’écris cet article. Dans mon métier de thérapeute, je fixe des rendez-vous à des patients à des horaires précis. Or, comme dans tout métier, les gens se trompent de jour, d’heure ou ne viennent pas et ne préviennent pas, soit parce qu’ils ont oublié, soit parce qu’ils ont changé d’avis. Heureusement, je rencontre rarement cette situation et souvent, on m’appelle pour reporter suite à un empêchement.

Voilà ce que je ressens : une déception, un manque de respect, un agacement face au manque d’éducation. Ensuite je décide de transformer mon état d’esprit puisque je me suis rendue disponible pour la personne, je suis en harmonie avec mon engagement. Certes, je suis déçue mais je me dis que de mon côté, j’étais prête à la recevoir mais visiblement l’autre a d’autres besoins. Quand quelqu’un ne vient pas pour l’arrêt du tabac, c’est qu’inconsciemment il n’est pas prêt.

Récemment un couple avait bloqué 2 séances pour arrêter de fumer ensemble. Ils ont annulé au dernier moment. J’étais à la fois frustrée et sûre qu’ils n’étaient pas prêts. Ils sont venus 15 jours plus tard car j’ai répondu que je serai disponible quand ce serait le bon moment.

Ne pas en faire une affaire personnelle

Vous connaissez sans doute les 4 accords toltèques. Un principe est « ne pas en faire une affaire personnelle ». Or quand l’autre ne fait pas ce que l’on veut, la tendance est de se dire que c’est contre nous.

Accepter c’est dire oui à ce qui est. Ce n’est pas cautionner le comportement de l’autre, c’est dire oui à la situation.

Agir dans mon intérêt

La situation se présente, elle ne correspond pas à mes attentes, elle bouscule mes plans mais c’est une occasion de grandir.

Ainsi, le comportement d’un enfant, c’est se rouler par terre, casser son jouet, crier, pester, gémir ou râler.

Accepter c’est dire oui à ce que l’on ne peut pas changer et voir comment transformer la situation en notre faveur.

Par exemple, je devais partir en weekend et la voiture est en panne ou mon chien s’est blessé. Tout d’abord, j’encaisse la nouvelle avec déception, colère ou tristesse. Puis je vais chercher un moyen d’agir et je fais preuve d’imagination, de débrouillardise. Je développe ma créativité car la vie demande tous les jours de s’adapter, de changer nos plans.

dire oui à la vie

Plus facile à dire qu’à faire, et bien c’est ce que j’ai tenté de démontrer en écrivant cet article sur l’acceptation après avoir attendu 2 patients cet après-midi. Sur le moment, j’ai mal réagi comme tout être humain et je me suis sentie déstabilisée. Mais au final, j’ai expérimenté la puissance de l’acceptation.

Il ne suffit pas de lire des ouvrages de développement personnel, de regarder des vidéos pour évoluer. Mettre en pratique au quotidien, c’est identifier nos émotions, les observer, chercher ce qu’elles nous apprennent sur nous-mêmes et ensuite s’apporter le meilleur.

Il n’y a pas de clef pour le bonheur, la porte est toujours ouverte.

Au lieu de ruminer jusqu’à demain sur le comportement humain, j’ai utilisé mon temps pour écrire, créer de la valeur, donner à ma journée une note positive. J’ai beaucoup de gratitude pour tous les autres jours où tout se déplie avec fluidité. Pensez à remercier la vie quand elle vous comble par ses synchronicités, ses cadeaux, ses surprises.

Et vous, comment pourriez-vous appliquer la puissance de l’acceptation dans votre vie ?

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