La pensée du jour

L’histoire de Jeanne s’inspire de mes séances, de mes lectures et de ma vie.
À chaque fois qu’elle entrait par le jardin côté mer, elle se souvenait des retours de plage, les cheveux ébouriffés par le sel, les pieds recouverts de sable qui attendaient l’eau douce de la douche. 

Chacun se précipitant vers la salle de bain pour arriver premier. Sa sœur grimpant l’escalier plus vite et Jeanne pleurnichant derrière la porte C’est pas juste, c’est toujours toi la première. Elle prenait ensuite un malin plaisir à rester longtemps pour faire râler le suivant. 

Elle avait la perception aigüe de l’éphémère, que l’année prochaine peut-être ou la suivante, elle serait en train d’y penser au passé. 

Jeanne adolescente photographiait les moments intenses comme ce jour où elle était montée pour la première fois dans une voiture comme une grande, passagère. Elle penchait la tête la vitre ouverte pour regarder les rayons de soleil sous les arbres qui défilaient. Elle avait alors pensé, ce moment je veux m’en souvenir toute ma vie ; son sourire, ses cheveux bouclés, ses yeux rieurs de la voir si radieuse en cet instant. Les virages faisaient changer la lumière du soleil sur les arbres, ombre, lumière, ombre, lumière. Elle fermait les yeux. Pour que la vie cesse de défiler, pour que rien ne puisse lui échapper. 

Elle avait bien fait. Quand Jeanne en avait besoin, elle convoquait ses images secrètes à une projection. Elle avait entendu parler des douleurs fantômes. Celles qui continuent à nous faire souffrir quand on a été amputé. Mais elle préférait les réminiscences heureuses, celles qui nous font sourire dans l’obscurité.

La pensée du jour
L’histoire de Jeanne s’inspire de mes séances, de mes lectures et de ma vie.
Jeanne pressentait l’émotion derrière un sourire rassurant. Elle était attentive aux regards qui s’embuent à l’évocation d’un bon souvenir. Cette pointe de nostalgie, des personnes qui parfois pointent le bout de leur nez au bord des cils, pour signifier Je suis toujours là, rassure toi.
Ces moments elle les aimait. L’autre voit qu’elle a vu, et une complicité muette s’établit. Alors d’un geste ou d’un reniflement, l’émotion s’éloigne pour laisser place au rire. Jeanne s’en saisissait alors pour dire C’est passé mais ça fait du bien.
La voix tremblotante retrouve son assurance et rien à part sa présence ne garde trace. Elle est le témoin discret des émotions des autres. Celle qui permet leur avènement.
L’histoire de Jeanne s’inspire de mes séances, de mes lectures et de ma vie

Jeanne habitait le monde dans le repli d’une rose trémière. C’est la rose qui attirait le regard en premier. Puis en s’approchant de plus près, on apercevait Jeanne. Sa beauté était révélee dans un second temps. Ce petit temps pour inviter l’autre, sans le forcer, juste lui proposer cette rencontre qui nécessite un vrai pas. L’émotion était grande quand elle faisait une place sur la feuille d’à côté. Cela devenait intense. Elle pensait, aujourd’hui les vidéos remplacent les livres, les sms les lettres d’amour et de rupture. Aucune nostalgie n’était en elle. Elle utilisait tous les outils avec facilité et trouvait agréable de recevoir les messages instantanément. Mais pourtant, Jeanne aimait sentir le frisson de son intuition, le frôlement de ses mots sur ses lèvres quand elle disait Je t’aime. Le coeur qui bat plus fort. C’était invisible. Ceux qui veulent gagner en visibilité ne connaissent pas le pouvoir d’une rose trémière.

L’affirmation de soi

« L’intégrité est définie comme le sentiment d’être une bonne personne et la personne appropriée ». Garder son intégrité c’est défendre ses convictions et défendre l’image de soi. Si l’image de soi est remise en question par l’autre, par exemple dans notre famille ou sur notre lieu de travail, nous perdons confiance en nous. Cela va entraîner un regard critique sur soi qui affaiblit notre estime.

Accepter son héritage, c’est récupérer son pouvoir intérieur. En effet, nous portons des valises familiales, des blessures qui peuvent être très lourdes. Tant que nous luttons contre ce que nous avons vécu, nous restons figés, immobiles, paralysés.

Mais cet héritage peut se transformer en levier de transformation, un moteur pour agir et défendre nos valeurs profondes. Comme si l’affirmation de soi devenait une manière d’être authentique et vrai, avec nos failles, nos erreurs, ce qui assouplit considérablement notre pression intérieure et celle que nous reportons parfois sur les autres.

Le défi

Nous sommes propulsés dans un grand changement cette année même si on a l’impression de stagner. On a vécu au ralenti et cet été semble un peu flou. Pourtant, la définition de la crise est le point brutal de retournement d’une situation.

Cette crise sanitaire nous invite à lâcher l’illusion du contrôle que nous pensons avoir sur nos vies. Elle nous propose de nous poser, de réfléchir à nos besoins profonds.

Ce qui tient encore et ce qui ne tient plus. Cela peut être au plan professionnel, personnel, familial ou tout simplement des habitudes ancrées dans notre quotidien dont nous souhaitons nous alléger (addictions, schémas de pensée). Afin de jeter des bases solides, déconstruire pour reconstruire, l’année des fondations, de la structure.

Soit nous résistons, soit nous intégrons tranquillement ce qui doit partir, ce qui n’a plus lieu d’être.

Arbre de vie
Epi de blé
La pensée du jour
Le besoin de reconnaissance

Quel est ce besoin essentiel qui se relie au verbe re-connaître ?

Quand on reconnaît quelque chose ou quelqu’un, c’est qu’on connaît déjà cette chose ou cette personne. Je reconnais ce que je connais.

Par exemple, je veux que mon travail, ma création, mes efforts, le service que je rends soit apprécié et si possible avoir un retour positif, de la gratitude, que l’autre manifeste que j’ai fait quelque chose de spécial pour lui, qui a de la valeur à ses yeux.

Reconnaître ce besoin c’est se reconnaître, c’est se voir une deuxième fois avec indulgence, accepter cette part vulnérable en nous.

 La reconnaissance que nous attendons de nos parents se transpose bien souvent à notre conjoint, nos amis et notre milieu professionnel. On cherche à réparer cette blessure ou à retrouver cette valorisation.

Et même si l’autre ne change pas d’attitude, la part reconnue en nous est une part aimée.

Fée

 Invitons la féerie dans nos vies

Observons un enfant, il imagine un univers magique avec ce qu’il a autour de lui. Il s’amuse des heures à s’inventer des histoires, il parle à la place de tous les personnages.

A l’âge adulte, nous pensons que ce n’est plus de notre âge, que les transformations demandent beaucoup d’efforts, de temps et d’argent.

Croyons davantage à notre potentiel de création, on peut transformer un simple déjeuner, un endroit de notre habitation en lieu magique. Je ramasse souvent des fleurs, des feuilles, de petites branches que j’installe dans une corbeille. La féerie est en nous, relire des contes de notre enfance, des fables nous transporte au pays des merveilles.

Nous sommes souvent dans l’attente que quelque chose change, les autres, les événements, notre corps, notre état d’esprit.

La symbolique de la fée dans les contes correspond à la part lumineuse en nous. Avant de s’endormir, on peut demander à la fée de nous apparaître en rêve pour nous aider à trouver une solution, une idée ou même une astuce.

Au réveil, vous aurez peut-être un mot, une idée à laquelle vous n’aviez pas songé…

Essayez, plus vous invitez la magie dans votre vie, plus elle va se manifester.

Lever de soleil

Respecter son propre rythme

Ecrire une pensée du jour n’est pas écrire une pensée tous les jours. J’ai ajouté au gré de mes inspirations pour que la joie de créer soit le moteur, l’élan de partager.

Je m’engage envers moi-même à respecter mon rythme.

Nous sommes souvent grisés par le plaisir de faire, c’est une adrénaline et parfois on se demande pourquoi on fait tout ça ?

Si on ne se pose pas la question, notre corps nous la posera et on va chercher pourquoi on a mal.

C’est donc la cause de notre douleur qui va occuper notre attention et la lutte pour trouver la réponse sera encore une souffrance.

Aujourd’hui, je me pose et si mon mental veut absolument une réponse, si c’est urgent de comprendre pour quoi, la réponse est sans doute pour moi.

 

livre ouvert
Dépendance, Codépendance

Dépendance affective, dépendance à une substance, nous cherchons à l’extérieur ce qui nous manque à l’intérieur (amour, reconnaissance).

A quel niveau êtes vous dépendant ? Sentez-vous qu’autour de vous, une personne se cramponne, se soumet par peur d’être rejeté. Est-ce que cela vous rend triste, vous irrite ou vous inquiète ?

On peut être en codépendance si on cherche à sauver l’autre, si on dissimule aux autres pour protéger la personne dépendante ou si on contribue à lui fournir les moyens de rester dans cette dépendance. Le poids est très lourd à porter.

Pour déposer ce poids, ce boulet à nos pieds, on peut en parler à un thérapeute, écrire dans un cahier, lire des ouvrages sur ce sujet, regarder des vidéos pour ne pas rester seul ou seule face à cette souffrance.

La créativité

Elle correspond à un besoin fondamental, le besoin d’épanouissement et d’estime de soi.

La créativité s’exprime dans tous les domaines, elle est un outil magnifique pour transformer nos émotions, nos difficultés, notre passé et en faire quelque chose de beau, de nouveau, surprenant.

Par quel moyen votre créativité s’exprime : votre métier, le dessin, la cuisine, le jardinage, la couture, l’écriture, le chant, la danse et toute action qui donne naissance.

Nous avons le pouvoir de métamorphoser la réalité par quelque chose d’unique qui vient de nous et que personne ne fera de la même façon. C’est pour cela, que le gâteau n ‘aura jamais le même goût et que votre chant vibre à une fréquence particulière.

Peu importe que nous soyons débutant confirmé ou expert, la créativité est légère comme une plume, comme un rire d’enfant… Mettre de la créativité dans votre vie c’est inviter la joie, c’est dire un grand OUI.

Trèfle
Les reproches

Nous sommes imprégnés par notre histoire familiale. Avons-nous reçu des reproches explicites ou étaient-ils sous-entendus ?

L’histoire se répète parfois de façon transgénérationnelle et un jour quelqu’un dit « quand je regarde en arrière, je ferais peut-être les choses autrement, d’une meilleure façon ».

Quelle belle leçon d’humilité, parce que j’ai grandi, que j’ai évolué, que mon regard sur toi et moi a changé, j’accepte de reprendre mes reproches. Es-tu d’accord pour reprendre les tiens ?

Pour cela, il faut être deux. L’amour c’est un lien et à chaque bout, quelqu’un tient la ficelle.

On peut poser cette intention car parfois les gens sont partis, nous n’avons plus de contact et le lien est rompu. Nous tenons tout seul le bout de la ficelle.

J’accepte de la déposer, je dépose ces reproches pour me libérer. Les déposer n’est pas excuser et pardonner viendra peut-être après…

La pensée du jour dans votre boite mail.